La chair et ce qui la couvre, c’est de cette relation intime que naît la mode telle qu’elle est vue par un créateur. Le 6 mars dernier, Paris a accueilli l’événement le plus attendu de la semaine, au cours duquel Demna Gvasalia, directeur artistique de chez Balenciaga (Groupe Kering), a exposé ses créations qui mettent en évidence le rapport entre ces deux entités que sont la chair et le vêtement.


Dans les locaux de Canal+, le cofondateur du célèbre label aux tonalités mode de rue et post-punk a essayé d’interpréter librement les visions de Cristobal Balenciaga à travers des créations convaincantes, puissantes et subtiles. Inventive, la collection ne manque également pas de cohérence et d’audace, montrant des compositions aussi aventureuses que dissonantes. De son côté, le créateur japonais Junya Watanabe se remarque avec un style d’hyperconstruction aux effets en 3D et à géométrie qui évoquent une technique de futurisme considérant le corps comme un accessoire. Plutôt discrets, les stylistes suédois d’Acne Studios se démarquent néanmoins de par leurs jeux de dissections vestimentaires qui se réalisent à travers une collection-collage harmonieuse et spontanée. Enfin, chez Céline, l’Anglaise Phoebe Philo met en évidence l’harmonie à travers des jeux de graphisme subtiles et plutôt agréables à voir.
couture